Antoine Émaz

Antoine Émaz, « Prises de mer », éd. le phare du cousseix, 2018

Les pages d’Antoine Émaz, décédé en mars 2019 et à qui nous rendons aussi hommage, figurent cette limite fragile en bordure d’estran où les vagues se couchent. Comme elles, chaque stance de prose revient nous toucher dans une description minutieuse des phénomènes, descriptions qui témoignent d’une présence et d’une disponibilité si particulières, « Il faut une certaine vacance de tête ». La page devient elle-même « un espace non pas sans mouvement mais sans agitation ».
Le poète Julien Bosc, décédé en septembre 2018, était l’éditeur. Les livrets qu’il publiait, chacun en un seul cahier de seize pages non cousues, composées en linotypie sur un vergé ivoire et tirés en deux cents exemplaires numérotés, étaient des objets précieux. Ils l’étaient aussi par le choix des auteurs. Ces livrets sont maintenant disponibles aux éditions Potentille.

Contrebasse: Gérald Méreuze, lecture: Jacques Vincent.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s