Galerie Plein-jour

Recto carton printemps 2019 Plein-jour_bd
Nous avons le plaisir de vous inviter au vernissage de l’exposition de Gérard Barbier, Roberto Cedron, Mia Duchaussoy, Yohann Goetzmann, Jean-René Loc’h et Yasumasa Sugarawa, vendredi 3 mai 2019 à partir de 18 H. L’exposition sera ouverte jusqu’au 14 juin. Galerie Plein-jour, Place des halles à Douarnenez.

Jacques Vincent, « La gazelle de Thomson »

Jacques Vincent, « La gazelle de Thomson », éditions RAZ, 2019.
Le 4 mai, à midi, à L’Ivraie : présentation et lecture avec l’éditeur Philémon le Guyader.
roberto_couv« La gazelle de Thomson » est un poème en prose en forme de chronique qui relate le sursaut de vie qui anima Roberto Cedrón à la fin de ses jours. Roberto est un peintre argentin qui vécut à Douarnenez jusqu’à son décès en 2018. Malade et très affaibli il s’engagea dans une ultime série de dessins prenant pour modèle une modeste chaise paillée qu’il anima en quelques cent cinquante représentations. Une trentaine en fac-similés s’ajoutent à l’ouvrage. Ces dessins seront exposés jusqu’au 15 juin à la galerie Plein-jour, 4 rue Eugène Kérivel à Douarnenez, http://www.galeriepleinjour.fr

 

Emmanuel Moses, « Le voyageur amoureux »

Les 11 et 18 mai, à midi, au café-librairie l’Ivraie, nous lirons des extraits de
« Le voyageur amoureux » d’Emmanuel Moses, éditions Al Manar, 2014.
Le voyageur amoureux 1Né en 1959 à Casablanca, petite enfance à Paris puis en Israël, en1986 Emmanuel Moses revient en France où il vit aujourd’hui.
« Qu’on se le dise » : le recueil commence par une proclamation, une annonce de bateleur et comme l’indique le titre, il y sera question d’amour, d’un amour adressé parfois mais surtout d’un état d’amour du monde et de ses phénomènes.
Dans ces hymnes il arrive d’entendre des fragments de paraboles (« L’enfant demande à son père: c’est encore loin » ) ou de prophétie (« Heureux celui qui a vu la pleine lune au-dessus de la ville plantée comme un drapeau / Comme une échelle vers le monde du rêve ou de l’esprit »).
« Le monde apparaît et disparaît autour de moi / J’apparais et disparais au milieu de lui / Je suis pourtant ancré au milieu du monde » : planté en terre, le poète nous fait la courte échelle pour entrevoir « Toute une vie hors du monde », l’au-dedans de la vitre sur laquelle il dessine (« … il n’y a que les enfants et les poètes pour dessiner sur les vitres »). Il n’est pas surprenant de croiser Khayam et Hafez, les deux mystiques persans ou de percevoir des échos du Cantique des cantiques (« Une personne parle de l’âme qui désire son Dieu / Comme le chevreuil désire un cours d’eau ») : ce voyageur, par la vitre du poème me donne à éprouver le monde et à présumer d’un sens à ses phénomènes.

Cécile A. Holdban, « L’été »

Cécile A. Holdban, « L’été », éditions Al Manar,  2017. Des extraits de ce recueil seront lus les 30 mars et 13 avril 2019 par les Louiseuses (Stéphane Carn, Elen Le Trocquer, Bénédicte Maillard) au café-librairie l’Ivraie.
Cécile A. Holdban, « L’été » 2«  Je te prends par la main / nous traversons le jour trop clair, l’abreuvoir, les volets /de bois, la robe de fillette / et tu deviens qui je suis ». Dans le première partie qui donne son titre à l’ouvrage, je me plais à considérer que c’est l’été lui-même qui s’incarne dans ce « je » et s’adresse à l’autrice.
« j’avais une faim de bois, / de chevreuil, de course et d’aubier / et les forêts naissaient au galop de mon souffle ».
L’attitude contemplative et l’attention flottante qui guide l’écriture autorise toutes les métamorphoses : « pour extraire la douleur / terrée au fond de la gorge / on peut se transformer en ville côtière / aux ruelles étroites… ».
Si la saison d’été s’éclate dans ses splendeurs : « je suis en morceau / libre puisque je chante / éparpillée dans le cosmos / fragments de miroir plantés au ciel / les étoiles nous regardent enfin », elle nous rappelle que l’immensité peut aussi prendre soin de nous. Orphée, Dionysos et Osiris sont discrètement convoqués dans cette dernière stance d’un poème qui dit aussi « l’extase des corps transformés en jardins ».
Dans le reste de l’ouvrage, « Destination inconnue » est un recueil de pensées, de portraits, d’hommages et « Santas & Santos » raconte des moments de voyage en Équateur, « pays d’une seule saison ».
Chez Cécile A. Holdban, « l’inlassable langue qui parle » le fait dans la simplicité et l’économie du verbe et le lyrisme qui sonne toujours juste (« je me glisse nue / sous l’écorce de la nuit » ) nous maintient au plus près de l’émotion.
« À la grotte de San Pedro suspendue entre deux abîmes, / on vient à la tombée du soir éprouver le vertige / dans le serpent des torches sinuant vers le ciel, ». La langue ne décrit pas l’espace, elle le crée.