Poète américaine, Louise Glück (1943-2023) reçut le prix Nobel de littérature en 2020.
Vita nova, traduit par Marie Olivier, éd. Gallimard, 2026.

Ce livre bilingue est, à l’instar du Vita nova de Dante, un recueil de poèmes autobiographiques qui rassemble des narrations où vécu et rêvé se manifestent au même plan.
Récits intimes mais sans épanchement où voyage un je qui s’incarne de multiples façons, devient parfois Didon, Eurydice, Orphée, se double aussi pour se mettre à l’écoute, guider, questionner, répondre.
« Intéressant, la façon que l’on a de tomber amoureux: / dans mon cas de façon absolue. De façon absolue, et, hélas, / souvent. ». Lyrisme et lucidité animent l’écriture qui suggère, interroge ce qui fut, sa réalité mais aussi ce qui demeurera. « Du désastre je fis une harpe / afin de perpétuer la beauté de mon dernier amour », est-il écrit par la bouche d’Orphée.

