Claude Favre

Claude Favre, ARN voyou

Extrait de « Interdiction absolue de toucher aux filles même tombées à terre », publié avec l’aimable autorisation de Claude Favre.
« A.R.N(arrangement répétitif névralgique) voyou« , éditions La Revue des ressources, présentation-lecture  dans le cadre des midi-poésie de l’Ivraie en mai 2017.
Claude Favre vit et travaille à Douarnenez. Pratique la lecture-performance.
En une rêverie étymologique, écrire vient se rapprocher de creuser pour recueillir des tessons sous les couches du présent. Lus, entendus ou retenus par le cœur, ils sont assemblés dans une écriture à syntaxe démontée pour les accueillir puis remontée pour s’arranger avec le souffle. Le moteur tourne rond. Si la lecture peut en paraître difficile, il suffit au lecteur de se l’entendre dire. Lire comme « écrire est affaire de corps ». Essayez-donc.

Corinne Le Lepvrier

Présentation-lecture à la librairie l’Ivraie, décembre 2017. Extrait publié avec l’aimable autorisation de l’autrice.

Pourquoi la vie est si belle? (avec Néo et un peu d’oiseaux -pour aider-), éditions Lanskine.

Corinne Le Lepvrier, diplômée des sciences de l’éducation, vit à Quimper et anime des ateliers d’écriture.
« Pourquoi la vie est si belle? », titre emprunté à une chanson d’Arthur H est suivi de la double parenthèse « avec Néo et un peu d’oiseaux -pour aider-« . Il y a plusieurs parenthèses dans ce recueil, brèves amorces de digressions qui laissent à penser sans se prolonger, restent à terre pendant que sur les lignes se posent les oiseaux qui traversent le récit sans en rompre l’avancée (celui du deuil d’un père) de poèmes en poèmes. L’écriture est fragmentée en stances qui maintiennent leurs vibrations dans les silences des blancs (comme des cordes pincées). Un continuum se dessine pour partager avec le lecteur l’intimité d’une respiration. « Les phrases sont des agissements » et celles Néo (fils de l’autrice) « sont la pluie qui humecte les jeunes pousses de [son] jardin ».

J. Vincent

Flora Bonfanti

Flora Bonfanti, « Lieux exemplaires », Éditions Unes 2018

Une belle lecture de ce texte fut déjà faite par Jacques Bonnaffé (https://www.franceculture.fr/recherche?q=Florar+Bonfanti) mais je ne peux résister au plaisir de prendre moi-même en bouche cette langue jubilatoire qui déploie sa rhétorique en enfilant les métaphores. Une pensée se creuse, une poésie l’éclaire.
« Dans les temps éloignés, les hommes avaient six doigts. Le sixième était toujours en feu. Il suffisait de toucher du doigt les choses. »

Extrait publié avec l’aimable autorisation de l’éditeur. Musique: Magali Robergeau et Gérard Méreuze. Lecture et montage: Jacques Vincent.