Jean-Christophe Belleveaux, né en 1958 à Nevers où il réside fut un grand voyageur.
Dernier domicile connu, éd.Tarmac, 2026.

« J’habite mon cadavre »: première phrase de ce recueil qui nomme d’emblée le dernier domicile connu, expression consacrée qui induit la recherche d’un individu en fuite ou disparu, à l’instar de L’année du singe, l’un des textes, rapport parodique d’une filature.
La quête « Sans sens / dans tous les sens » se fait en neuf ensembles de poèmes en vers ou en prose, à la poursuite de « celui / qui fuit qui fuit ». Dans une tonalité tragi-comique, ils vont « Voguant / vers un peu plus d’absence / un peu plus d’absurde ». L’auteur qui écrit préférer « boucan tohu-bohu / âcres fumées grand chambard » au savoir-vivre, s’avance dans l’écriture avec « une canne blanche métaphorique » et laisse venir toutes assonances et allitérations, laissant déraper le sens sur toutes homophonies, paronymies, homonymies, tout calembour qui électrisent ces poèmes auto-biographiques et parfois dionysiaques.

