Extraits de « Brouillon amoureux », éditions des Lisières, 2017.
Des fragments émergents d’une mémoire d’amoureuse.
Magali Robergeau a associé son chant à cet enregistrement publié avec l’aimable autorisation de l’auteur.
Extraits de « Brouillon amoureux », éditions des Lisières, 2017.
Des fragments émergents d’une mémoire d’amoureuse.
Magali Robergeau a associé son chant à cet enregistrement publié avec l’aimable autorisation de l’auteur.

Né en 1968 en Uruguay, Ana Tot vit entre la France et l’Espagne.
Sur ces flots des pensées qui nous traversent à chaque instant, « premièrement il y a le verbe ». Ana Tot s’arrête pour les démonter l’une après l’autre avec l’opiniâtreté d’une philosophe des origines, déploiement mécanique de la logique initié par Gherasim Luca. Ces poèmes en prose n’ont rien d’absurde: que l’on y soit attentif ou pas, le sens est toujours là et si le syllogisme guette, on y croise parfois des légèretés de comptine, « on dit ce qui est, mais alors ce n’est pas ce qui est dit qui est dit, c’est ce qui est dit qui est ». Jamais découragée la langue interroge la langue, pensée déductive qui chemine avec une burlesque obstination et jusqu’au vertige, « il n’y a plus d’avenir qu’une surface réfléchissante, sur une autre surface en miroir, le reflet de son propre reflet ». L’auteur se retrouve souvent nez à nez avec un double qu’elle convoque et qui peut aussi bien être son lecteur, « …ta langue mécaniquement tu la rentres dans ma bouche ».
J. Vincent
Dessin d’Alexandra Duprez, « Visage-branche ».
Extraits de la lecture du 21 juillet 2018 à l’Ivraie, publiés avec les aimables autorisations de Ana Tot et de son éditeur « Le cadran ligné ». Dessin: R.V. Gauchi.
Né à Nîmes en 1950, vit aujourd’hui dans le Finistère.
Les passagers, éditions Folle Avoine, 2020.

Étienne Faure a écrit dans Poezibao (extrait):
Il y a d’abord la voix de Jacques Vincent, celle qui dit en public les textes des autres avec talent et générosité. Des textes lus régulièrement à voix haute avec une attention si singulière qu’elle sert souvent de révélateur pour leurs auteurs contemporains. Chaque semaine, avec la complicité de la librairie de Douarnenez L’ivraie -actif lieu d’accueil et de découverte des poètes et des écrivains-, nous sommes invités à retrouver les lectures de Jacques Vincent sur le site du collectif 30 minutes d’Insomnie.
Et c’est cette même voix, alerte et attentive, qu’on retrouve dans « Les passagers », dernier recueil signé par Jacques Vincent aux éditions Folle avoine (La Petite Bibliothèque, juin 2021).
Quoi d’étonnant que le livre s’ouvre, précisément, par cette entrée en vocalises, cette entrée en matière tout en écho à ces lectures :
Vous m’entendez là?
C’est mieux avec ou sans ?
Oui vous m’entendez, alors ça va sans micro
Moi je préfère
Lire la suite dans Poezibao