Virginie Gautier

Virginie Gautier:Ni enfant ni rossignol

Publié avec l’aimable autorisation de Virginie Gautier.
Virginie Gautier, « Ni enfant ni rossignol », éditions Joca Seria
Virginie Gautier, doctorante en recherche et création littéraire, partage son temps de travail entre écriture, Paris, Bretagne et enseignement de l’écriture créative.
« Ni enfant ni rossignol » est issu d’une résidence de sept mois sur le site du Lac de Grand-Lieu en Loire-Atlantique. L’écriture y relate en prose ce que les déplacements dans ce lieu donnent à voir, entendre, sentir, imaginer. « Le lac, c’est le contraire d’une île, une contre-île. Un vide entouré d’un plein », ce plein c’est la forêt et toutes ses couches réelles, fictives ou mythologiques que l’on perçoit au-travers des sens d’une témoin au corps liquide. Les couches se superposent en transparences, laissent entrevoir comme au travers des futaies des être isolés dans des fragments narratifs reliés par le paysage dont la présence devient organique. J’ai lu ce texte comme la relation d’un rêve dont chaque « personnage » serait incarnation de la rêveuse, « ni enfant ni rossignol » mais tout à la fois.
(carnetdesdeparts.blogspot.com/)

Jacques Vincent

Jean-Louis Giovannoni

Voyages à Saint-Maur, éd. Champ Vallon, 2014.

Né en 1950, exerce longtemps le métier d’assistant social en hôpital psychiatrique. Outre l’écriture (poésie et prose, une œuvre prolifique), il fait des lectures dans les prisons et anime des ateliers d’écriture. Il est à l’origine de deux revues: Champ social (1972), les Cahiers du double (1977) et a appartenu au comité de rédaction de la revue les Nouveaux recueils. Le prix Georges Perros lui est attribué en 2010 et il présidera pendant un an la Maison des écrivains et de la littérature.
Publié en 2014 Voyage à Saint-Maur est un recueil de notes saisies au cours de promenades effectuées entre 1981 et 1982 dans le quartier de la Pie à Saint-Maur-des-Fossés, commune prise au lasso d’une boucle de la Marne. L’écriture, avec des précisions de main courante, tisse un récit fragmenté où plusieurs temps s’enchevêtrent dans un minuscule espace. Écrit et vécu s’y rejoignent, s’y confondent parfois: « Seuls les chiens me voient écrire. Ils me reniflent et urinent sur moi. Mes jambes se confondent sûrement avec la barrière des jardins potagers. Je fais désormais partie du décor ».
Le temps, comme le méandre où se blottit la ville, veut se refermer, seules les plaques commémoratives des rues, des boulevards, des places et des crues en rappellent la linéarité et lui posent des extrémités.

Extrait d’une présentation-lecture à la librairie « l’Ivraie » en juin 2017, publié avec l’aimable autorisation de l’auteur.

Extraits de « L’air cicatrise vite », éditions Unes, 2019. Enregistrement publié avec l’aimable autorisation de l’auteur.

Hélène Sanguinetti

Publié avec l’aimable autorisation d’Hélène sanguinetti.
Hélène Sanguinetti, « Alparegho, Pareil-à-rien », éditions de l’Amandier
Née à Marseille en 1951, Hélène Sanguinetti vit à Arles. Elle est aussi plasticienne.
Écrit dans une langue visuelle autant que sonore, « Alparegho pareil-à- rien » est un long poème incantation réparti en sept chants. Figure approximative que les mains ont fait naître, un nom lui est donné qui le fait exister en une vie possible. « Pareil-à-rien » est son blason. Alors, venu de l’enfance de l’auteure et d’encore en amont de ces mots, un souffle l’anime, Il devient chevalier à armure et bouclier cabossé. Comme un enfant qui s’isole dans son jeu, il fait se rencontrer plusieurs voix.

Jacques Vincent