Corinne Le Lepvrier

Présentation-lecture à la librairie l’Ivraie, décembre 2017. Extrait publié avec l’aimable autorisation de l’autrice.

Pourquoi la vie est si belle? (avec Néo et un peu d’oiseaux -pour aider-), éditions Lanskine.

Corinne Le Lepvrier, diplômée des sciences de l’éducation, vit à Quimper et anime des ateliers d’écriture.
« Pourquoi la vie est si belle? », titre emprunté à une chanson d’Arthur H est suivi de la double parenthèse « avec Néo et un peu d’oiseaux -pour aider-« . Il y a plusieurs parenthèses dans ce recueil, brèves amorces de digressions qui laissent à penser sans se prolonger, restent à terre pendant que sur les lignes se posent les oiseaux qui traversent le récit sans en rompre l’avancée (celui du deuil d’un père) de poèmes en poèmes. L’écriture est fragmentée en stances qui maintiennent leurs vibrations dans les silences des blancs (comme des cordes pincées). Un continuum se dessine pour partager avec le lecteur l’intimité d’une respiration. « Les phrases sont des agissements » et celles Néo (fils de l’autrice) « sont la pluie qui humecte les jeunes pousses de [son] jardin ».

J. Vincent

Flora Bonfanti

Flora Bonfanti, « Lieux exemplaires », Éditions Unes 2018

Une belle lecture de ce texte fut déjà faite par Jacques Bonnaffé (https://www.franceculture.fr/recherche?q=Florar+Bonfanti) mais je ne peux résister au plaisir de prendre moi-même en bouche cette langue jubilatoire qui déploie sa rhétorique en enfilant les métaphores. Une pensée se creuse, une poésie l’éclaire.
« Dans les temps éloignés, les hommes avaient six doigts. Le sixième était toujours en feu. Il suffisait de toucher du doigt les choses. »

Extrait publié avec l’aimable autorisation de l’éditeur. Musique: Magali Robergeau et Gérard Méreuze. Lecture et montage: Jacques Vincent.

Françoise Ascal

Née en 1944, Françoise Ascal, écrivain et plasticienne, vit en proche des arbres et des rivières, dans un village de Seine-et-Marne.

Françoise Ascal, « Un bleu d’octobre », éditions Apogée, 2016

« Un bleu d’octobre » est un journal tenu entre 2001 et 2012. Ce qu’elle y consigne sous forme fragmentée, ce qu’elle voit, ce qu’elle vit, ce qu’elle lit, ce qu’elle ressent, loin de toute posture moralisante, procède de la contemplation. Elle y écrit « sur les ‘étonnements’ du jour, ceux qui surviennent au creux du plus banal ». L’écriture la garde présente au monde sans « le souci de construire une œuvre littéraire mais l’ambition de repousser si peu que ce soit, une part de ténèbres — en soi comme à l’extérieur ».

Françoise Ascal, « La barque de l’aube », Éditions Arléa, 2018

« La barque de l’aube » est une lettre écrite à Camille Corot. Françoise Ascal s’y confie comme à un familier à cet homme qu’elle admire et dont elle connaît si bien l’œuvre. Elle nous le rend présent (d’une présence bienfaisante) et lui présente un autre Camille, grand-oncle paysan qu’elle abrite dans sa mémoire, mort à l’âge de dix-neuf ans, au début de la première guerre mondiale. Deux Camille aux destins si éloignés mais que rapproche un même amour des arbres et des rivières.

Extraits de « La barque de l’aube » lus par « les Louiseuses »: Stéphane Carn, Elen Le Trocquer, Bénédicte Maillard.