Antoine Émaz

Antoine Émaz, « Prises de mer », éd. le phare du cousseix, 2018

Les pages d’Antoine Émaz, décédé en mars 2019 et à qui nous rendons aussi hommage, figurent cette limite fragile en bordure d’estran où les vagues se couchent. Comme elles, chaque stance de prose revient nous toucher dans une description minutieuse des phénomènes, descriptions qui témoignent d’une présence et d’une disponibilité si particulières, « Il faut une certaine vacance de tête ». La page devient elle-même « un espace non pas sans mouvement mais sans agitation ».
Le poète Julien Bosc, décédé en septembre 2018, était l’éditeur. Les livrets qu’il publiait, chacun en un seul cahier de seize pages non cousues, composées en linotypie sur un vergé ivoire et tirés en deux cents exemplaires numérotés, étaient des objets précieux. Ils l’étaient aussi par le choix des auteurs. Ces livrets sont maintenant disponibles aux éditions Potentille.

Contrebasse: Gérald Méreuze, lecture: Jacques Vincent.

Jean-Christophe Belleveaux

Jean-Christophe Belleveaux, « L’emploi du temps », éd. le phare du cousseix, 2017

Jean-Christophe Belleveaux, dans L’emploi du temps déplie, en de petits pavés de prose comptés, une pensée flottante qui s’appuie sur les preuves ordinaires d’exister vécues à la troisième personne du singulier.
« Le crépitement de la pluie revient au revers des alphabets, des littératures, façonne le présent (qui n’existe pas et qui dure)».
Le poète Julien Bosc, décédé en septembre 2018, était l’éditeur. Les livrets qu’il publiait, chacun en un seul cahier de seize pages non cousues, composées en linotypie sur un vergé ivoire et tirés en deux cents exemplaires numérotés, étaient des objets précieux. Ils l’étaient aussi par le choix des auteurs. Ces livrets sont maintenant disponibles aux éditions Potentille.

Jean-Christophe Belleveaux, « L’emploi du temps »,
éd. le phare du cousseix, 2017.

Fabienne Courtade

Fabienne Courtade, « Papiers retrouvés », éd. Le phare du Cousseix, 2016

Fabienne Courtade, compose des lignes qui juxtaposent des aperçus, des entendus, des mouvements en vers séparés par des blancs, des silences dans lesquels vient s’insinuer une disparition. « C’est un film que l’on passe / et repasse / car il manque toujours le début », comme les rêves dont Papiers retrouvés possède l’étrangeté.
Le poète Julien Bosc, décédé en septembre 2018, était l’éditeur. Les livrets qu’il publiait, chacun en un seul cahier de seize pages non cousues, composées en linotypie sur un vergé ivoire et tirés en deux cents exemplaires numérotés, étaient des objets précieux. Ils l’étaient aussi par le choix des auteurs. Ces livrets sont maintenant disponibles aux éditions Potentille.

Publié avec l’aimable autorisation de l’auteur. Vocal: Magali Robergeau.
Lecture: Jacques Vincent.