Ariel Spiegler

Éditions Gallimard, 2019

Ariel Spiegler est née en 1986 à São Paulo.
Jardinier, titre sans pronom sonne comme un appel auquel répond déjà le premier poème:
« Ta solitude t’appelle. / Sois silencieuse, petite / rien de plus. ».
Quel est cet allié qui affirme « Je suis la meilleure part de toi » et qui se manifeste avec une telle tendresse (ma tendre, mon oiseau, petit moi, colombe). Ce jardinier s’adresse à qui? À Gomer peut-être, femme infidèle du prophète Osée dont une citation en incipit ouvre le recueil mais avant tout à Ariel qu’il nomme quelques fois.
« Tu te lèves chaque nuit pour moi? // Non comme une âme en peine / ne confondons pas les rôles »
Si d’abord elle invite au silence, cette âme assurément ne manque pas d’humour ni de questions et de questions sur la poésie en particulier:
« Est-ce que tu m’apprivoises? // Est-ce que tu me rencontres / dans cette veille / consacrée à je ne sais quoi, »
Ce livre organisé en six chapitres est une suite de poèmes qui déroulent une forme de récit. Le récit d’une histoire personnelle qui par la poésie s’affranchit des nécessités contextuelles. L’énigme fait du poème un abri où déposer la perle de l’intime.

Publié avec l’aimable autorisation de l’auteur. Musique: Magali Robergeau & Gérald Méreuze, lecture & mise en son : Jacques Vincent.

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