Paola Pigani

Paola Pigani, « La chaise de Van Gogh », éditions la Boucherie littéraire, 2021

De poèmes en poèmes, dans une langue aux scansions abruptes, se fait entendre le récit de la famille d’immigrés italiens, de baraqui ferrailleurs et paysans, d’où est issue l’auteur.
« Le sol à tes pieds ne ressemble à rien. / Ce n’est pas de la terre. / Ce n’est pas de la pierre. / Ce n’est pas du plancher. / C’est sable noir, poussières et limailles. / Les heures volées aux bêtes des champs. / Tes godasses impriment d’énormes traces. »

Extraits publiés avec l’aimable autorisation de l’éditeur.
Musique: Magali Robergeau & Gérald Méreuze.
Lecture, prise de son & montage: Jacques Vincent.

Germain Nouveau

Germain Nouveau, « L’Amour de l’amour », éditions La Différence, 1992

Quelques poèmes d’un vagabond qui franchit le XIXème siècle sans être jamais là où on l’attendait. André Breton (avec bonheur) le sauva de l’oubli en l’intégrant à l’ascendance du surréalisme.
« Mais je ne suis ici pour y faire envie, / Mais bien pour y mourir, disons pour y pourrir, / Et la mort que j’attends n’ôte rien que la vie. »

Musique: Magali Robergeau & Gérald Méreuze. Lecture, prise de son & montage: Jacques Vincent.

Cécile Guivarch

Cécile Guivarch, « C’est tout pour aujourd’hui », éditions La tête à l’envers, 2021.

Des poèmes cartes postales en dialogue avec celles de correspondantes ou correspondants que le temps a retenu dans une boîte en carton.
« Vous envoyiez des mots que vous ne saviez pas poèmes, / ce n’était parfois rien, pas de rimes, dire en peu de mots. / Prendre soin de les aligner dans la couleur du jour. »

Extraits publiés avec l’aimable autorisation de l’éditeur.
Musique: Magali Robergeau & Gérald Méreuze.
Lecture, prise de son & montage: Jacques Vincent.