François de Cornière

François de Cornière,
« Ça tient à quoi », Éditions
Le Castor Astral, 2019

La vie vient y mouiller les poèmes, des poèmes qui se glissent dans la vie.
« … un petit film de trois minutes / pour un poème d’art et d’essai… »

Extraits publiés avec l’aimable autorisation de l’auteur. Musique: Magali Robergeau et Gérald Méreuze, lecture et montage: Jacques Vincent.

Lectures (presque) déconfinées, 1•3

Paola Pigani, « La chaise de Van Gogh », éditions la Boucherie littéraire, 2021

De poèmes en poèmes, dans une langue aux scansions abruptes, se fait entendre le récit de la famille d’immigrés italiens, de baraqui ferrailleurs et paysans, d’où est issue l’auteur.
« Le sol à tes pieds ne ressemble à rien. / Ce n’est pas de la terre. / Ce n’est pas de la pierre. / Ce n’est pas du plancher. / C’est sable noir, poussières et limailles. / Les heures volées aux bêtes des champs. / Tes godasses impriment d’énormes traces. »

Extraits publiés avec l’aimable autorisation de l’éditeur.
Musique: Magali Robergeau & Gérald Méreuze.
Lecture, prise de son & montage: Jacques Vincent.

Lectures (presque) déconfinées, 1•2

Germain Nouveau, « L’Amour de l’amour », éditions La Différence, 1992

Quelques poèmes d’un vagabond qui franchit le XIXème siècle sans être jamais là où on l’attendait. André Breton (avec bonheur) le sauva de l’oubli en l’intégrant à l’ascendance du surréalisme.
« Mais je ne suis ici pour y faire envie, / Mais bien pour y mourir, disons pour y pourrir, / Et la mort que j’attends n’ôte rien que la vie. »

Musique: Magali Robergeau & Gérald Méreuze. Lecture, prise de son & montage: Jacques Vincent.

Lectures (presque) déconfinées, 1•1

Cécile Guivarch, « C’est tout pour aujourd’hui », éditions La tête à l’envers, 2021.

Des poèmes cartes postales en dialogue avec celles de correspondantes ou correspondants que le temps a retenu dans une boîte en carton.
« Vous envoyiez des mots que vous ne saviez pas poèmes, / ce n’était parfois rien, pas de rimes, dire en peu de mots. / Prendre soin de les aligner dans la couleur du jour. »

Extraits publiés avec l’aimable autorisation de l’éditeur.
Musique: Magali Robergeau & Gérald Méreuze.
Lecture, prise de son & montage: Jacques Vincent.

Lectures confinées, saison 3•5

Erri de Luca, « aller simple », traduction: Danièle Valin,
éditions Gallimard 2021.

Des poèmes qui en disent la douleur, la blessure mais qui chantent aussi la beauté du monde.
« En temps de guerre les mots des poètes protègent la vie / les prières d’une mère aussi. / Dans une guerre les orphelins et les sans-livres / sont à découvert. »

Musique: Magali Robergeau & Gérald Méreuze, lecture: Angela Tenace & Jacques Vincent, prise de son & montage: Jacques Vincent.

Lectures confinées, saison 3•4

Isabelle Pinçon, « Ici Algérie, cinquante fois un poème », éditions La passe du vent, 2020

« Avec des mots que j’ai cueillis en écoutant la voix multiple des poètes, j’ai bricolé une conscience de la beauté et de la douleur humaine du pays de ma naissance, et j’ai rencontré la fraternité. »

Extraits publiés avec l’aimable autorisation de l’auteur.
Musique: Magali Robergeau & Gérald Méreuze.
Lecture, prise de son & montage: Jacques Vincent.

Lectures confinées, saison 3•3

Roland Dubillard, « Je dirai que je suis tombé », suivi de « La boîte à outils »,
éditions Poésie / Gallimard, 2003

Signifiants et signifiés dans ce recueil se nouent et se dénouent en assonances, allitérations et calembours, rencontres jubilatoires à l’assaut des surdités, des aveuglements de la raison.
« Comme le poète ronchonne dans son nez! Comme il n’est pas content! Comme il y aura bientôt si longtemps qu’il est muré dans sa langue! – sa langue dans laquelle il se rappelle ce désir vif et affolant de migration, d’encourager, de laisser-aller, de lancer dans leur migration les mots, ces oiseaux. »

Extraits de « La boîte à outils ». Musique: Magali Robergeau & Gérald Méreuze. Lecture, prise de son et montage: Jacques Vincent.