
Samedi 3 octobre, 12:30 à Ti an Trouz, 8 rue Jean Jaurès à Douarnenez, en partenariat avec Poèmes bleus, nous ferons entendre des extraits de « Ces traces de nous » de François de Cornière, éd. Le Castor Astral, 2025.

Samedi 3 octobre, 12:30 à Ti an Trouz, 8 rue Jean Jaurès à Douarnenez, en partenariat avec Poèmes bleus, nous ferons entendre des extraits de « Ces traces de nous » de François de Cornière, éd. Le Castor Astral, 2025.
Né en 1950, François de Cornière vit au bord de l’Atlantique.
Ces traces de nous, Le Castor Astral, 2025.

François de Cornière écrit du poème qu’il est « atelier de l’instant ». La poésie qu’il nous donne à lire dans ces textes écrits entre 2022 et 2023, ancrée dans son quotidien, se saisit de tout ce qui peut advenir: une rencontre, une situation, une conversation ordinaire, une phrase entendue par hasard, une chanson, une musique, un film, un mot dans un livre (« C’est un verbe / il m’est tombé dessus au milieu d’une page »)… Ces riens qui lui tombent dessus retiennent son attention comme « étincelles d’émotion » qui peuvent revenir « sans qu’on les attendent ». Il les capture dans un carnet. Elles initient le poème, sont le point de départ d’une rêverie qui nous conduit de la vie du dehors à la vie du dedans comme il est écrit dans « La joue sur la mer », poème qui peut être considéré comme art poétique — la nage devenant métaphore de l’écriture: « c’est une petite victoire intime / de poser sa joue sur la mer / […] / cela va vite mais j’aperçois / le ciel du dehors et la mer du dedans / En même temps ».
Avec la nage, la musique, revient souvent et je l’entends dans ces vers libres entre lesquels les silences du blanc sont si importants « pour parler sans parole / à l’oreille de l’autre ».
Ça tient à quoi?, Le Castor Astral », 2019.

La vie vient y mouiller les poèmes, des poèmes qui se glissent dans la vie.
« … un petit film de trois minutes / pour un poème d’art et d’essai… »